Lutte contre la canicule : coup de chaud sur Paris…

Canicule, vague de chaleur, pic de chaleur… Appelez ça comme vous voulez, mais les prochains jours vont être chauds. Et en particulier à Paris !

L’activité humaine génère des gaz à effet de serre, provoquant le réchauffement climatique et des phénomènes de chaleur extrême (entre autres). Mais savez-vous qu’en ville, un autre phénomène aggrave ces pics ? On l’appelle l’“îlot de chaleur urbain” (ICU). Les matériaux qui composent une ville (béton, verre, pierre) absorbent de la chaleur qu’ils finissent par restituer, ce qui explique qu’il fasse plus chaud en ville qu’à la campagne. Donc plus le réchauffement climatique sera important, plus les îlots de chaleur urbains atteindront des températures encore plus élevées (jusqu’à +15°C en température ressentie !). Lors de la canicule de 2003 par exemple, Paris a connu un pic de surmortalité de +1000 personnes. En grande partie à cause de ces îlots de chaleur qui épuisent encore plus les personnes vulnérables.

Mais alors Anne Hidalgo, reine autoproclamée de l’écologie et de la lutte contre le réchauffement climatique, doit nécessairement faire ce qu’il faut pour protéger les Parisiens, non ? Spoiler : eh bien non. Accrochez-vous.

Pour atténuer le phénomène d’îlot de chaleur urbain et diminuer les températures en ville, il faut principalement :

  • Végétaliser ;
  • Cesser de bétonner à outrance.

Vérifions ce que fait réellement la Ville de Paris sous la houlette d’Anne Hidalgo…

La mairie de Paris se vante d’avoir planté 20 000 arbres entre 2014 et 2020, mais dans le même temps, elle en a abattu 15 000 ! Or un jeune arbre n’a pas les mêmes bienfaits qu’un vieil arbre avant des décennies !

La Ville prétend aussi créer des « forêts urbaines ». Problème : c’est impossible ! Place de Catalogne, la mairie affirme créer une forêt de 400 arbres. C’est irréaliste compte tenu de la surface selon les experts : les 3/4 mourront à terme ! Et ça ne s’arrête pas là ! #AnneHidalgo s’attaque même à des îlots de fraîcheur qu’il faut pourtant absolument préserver ! Quelques exemples :

  • Le Champ-de-Mars : le projet OnE prévoit de bétonner des sols (on le rappelle, les matériaux de construction absorbent et renvoient la chaleur) et prévoyait même d’abattre des arbres ! Un projet mis en standby grâce à la mobilisation de l’opposition, des associations et riverains.
  • Les réservoirs de Grenelle, dans le 15e arrondissement, sont menacés par la Ville qui veut en faire une ferme aquaponique, avec des serres en plastique et des cultures hors sol. La chaleur va augmenter pour les riverains !
  • Le bois de Vincennes fait l’objet de coupes d’arbres incompréhensibles ! Des parcelles entières d’arbres sains sont rasées ! Il faut pourtant préserver cette (vraie) forêt qui régule la température de Paris.

Dans son projet pour Paris, Rachida Dati proposait en 2020 plusieurs dispositifs permettant de créer des îlots de fraîcheur : voiles modulables, végétalisation, miroirs d’eau… Face à la politique de végétalisation désastreuse d’Anne Hidalgo, et pour lutter efficacement contre les îlots de chaleur, nous proposons :


Après la végétalisation, un second levier doit être actionné pour lutter contre les îlots de chaleur : freiner la bétonisation ! Mais AnneHidalgo fait tout l’inverse en multipliant les projets immobiliers :

  • ZAC Saint-Vincent-de-Paul (14e)
  • Bercy-Charenton (12e)
  • Netter-Debergue (12e)
  • Gare d’Austerlitz (13e)
  • Tour Triangle (15e)
  • Chapelle-Charbon (18e)
  • Les Messageries (12e)

Et la liste ne s’arrête pas là…

Comme si ça ne suffisait pas, Anne Hidalgo n’arrête pas de délivrer des permis de surélévation qui suppriment les « dents creuses », ces petits immeubles au milieu de grands qui permettent la circulation de l’air. C’est une catastrophe face à une vague de chaleur ! Pourtant, on l’a vu : plus une ville construit des (grands) immeubles, plus les îlots de chaleur urbains sont intenses car les matériaux absorbent et renvoient la chaleur. En construisant trop, on met donc la vie d’êtres humains en jeu ! 

Paris ne peut plus continuer à voir des projets immobiliers se réaliser à outrance. A l’époque de Jacques Chirac, chaque projet prévoyait 30% d’espaces verts. Pour les Messageries par exemple, c’est 8% seulement… Tester des bancs rafraîchissants, déployer des ombrières ou des revêtements clairs, installer des brumisateurs, etc., sont des démarches intéressantes mais elles visent à amortir un problème que la Ville amplifie elle-même ! 

La triste réalité derrière la politique prétendument écologique d’Anne Hidalgo, c’est une végétalisation gadget et une bétonisation démente qui aggrave la canicule.

Voici les propositions du groupe Changer Paris pour limiter la bétonisation au strict minimum et diminuer l’impact des prochaines vagues de chaleur :